Le CDI et le CDD
CDI ou CDD ? Cas de recours, durée, prime de précarité, requalification : les différences essentielles entre les deux contrats.
- Décrire le CDI et ses formes particulières.
- Énoncer les règles de recours, de durée et de fin d’un CDD.
- Savoir quand s’applique — ou non — la prime de précarité.
1 Le CDI, contrat de référence
Le contrat à durée indéterminée est la forme normale et générale de la relation de travail. Il n’a pas de terme, peut être à temps plein ou partiel, et sa rupture obéit à des procédures précises (démission, licenciement, rupture conventionnelle). Quelques formes particulières existent :
Formes de CDI
- CDI de chantier ou d’opération — lié à la durée d’un projet
- CDI intérimaire — conclu avec l’agence d’intérim
- CDI à temps partiel — soumis à l’écrit obligatoire
Sa rupture, en bref
- Démission, licenciement (motif réel et sérieux)
- Rupture conventionnelle (accord des deux parties)
- Départ / mise à la retraite
2 Le CDD, un contrat d’exception
Le CDD ne peut servir à pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale de l’entreprise. Il n’est possible que dans des cas de recours autorisés : remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité, emploi saisonnier, ou CDD d’usage dans certains secteurs (dont l’hôtellerie-restauration).
3 Les règles à respecter
4 La fin du CDD
Indemnité de précarité — 10 %
- Versée à la fin, en principe 10 % de la rémunération brute totale
- S’ajoute à l’indemnité compensatrice de congés payés
Pas de précarité si…
- CDD saisonnier ou d’usage
- Contrat avec un jeune pendant ses vacances scolaires
- Refus par le salarié d’un CDI sur le même poste
- Rupture pour faute grave du salarié
Le CDI est la norme ; le CDD est l’exception, réservé à des cas de recours précis, avec écrit, motif, terme et durée encadrés. Sa fin ouvre droit à une prime de précarité de 10 %, sauf cas particuliers (saisonnier, usage, refus de CDI…).