Restauration rapide : les primes que vous devez vraiment verser

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Restauration rapide : les primes que vous devez vraiment verser

Par Luc Moreau · 24/06/2026
La convention IDCC 1501 ne s’arrête pas au taux horaire : elle impose des primes obligatoires, et c’est exactement là que les bulletins dérapent.

1 La prime de coupure

Coupure de service en restauration rapide et prime conventionnelle
Service du midi, service du soir : une coupure de plus de 2 h ouvre droit à une prime.

Dès qu’une journée est coupée par une interruption de plus de deux heures — le classique service du midi puis du soir — le salarié a droit à une prime de coupure. Elle concerne surtout les temps partiels, très nombreux dans le secteur.

La coupure n’est pas un temps de pause : c’est une interruption d’activité, et elle se compense.

Montant
80 % du minimum garanti, avec un plancher de 3,50 € par coupure. De nombreuses sources affichent encore 70 % et 3,20 € : c’est l’ancienne valeur, avant la revalorisation décidée par les partenaires sociaux.

2 L’indemnité de blanchissage

Tenue de travail imposée et indemnité de blanchissage
Une tenue imposée et entretenue par le salarié ouvre droit à l’indemnité de blanchissage.

Si vous imposez une tenue de travail et que vous en laissez l’entretien au salarié, vous devez compenser ces frais. C’est une obligation, au même titre que l’avantage en nature nourriture — pas un geste commercial.

Montant
3,82 % du minimum garanti par heure travaillée (environ 0,16 € de l’heure en 2026), dans la limite de 151,67 heures par mois. Si vous prenez en charge le nettoyage vous-même, l’indemnité n’est pas due.

3 La prime annuelle conventionnelle

En restauration rapide, l’ancienneté ne passe pas par une hausse du taux horaire, mais par une prime annuelle conventionnelle (la « PAC »). Elle revient à tout salarié justifiant d’au moins un an d’ancienneté continue et inscrit à l’effectif le jour du versement.

Elle est versée une fois par an, généralement en décembre, et proratisée pour les temps partiels. Point important : elle n’est pas cumulable avec un 13ᵉ mois — si l’entreprise en verse un, il en tient lieu.

4 Les pièges qui coûtent cher

Vérification des primes sur le bulletin de paie
Une prime mal calculée se rattrape sur trois ans.
  • Calculer la prime de coupure à 70 % au lieu de 80 %, ou l’oublier pour les temps partiels
  • Imposer une tenue sans verser l’indemnité de blanchissage
  • Ne pas verser la prime annuelle faute de suivre l’ancienneté de chacun
  • Remplacer l’avantage nourriture par des titres-restaurant : les deux ne se substituent pas

Chacune de ces erreurs peut être réclamée sur trois ans par le salarié — et c’est précisément ce qu’un contrôle URSSAF vient chercher. Sur une équipe entière, la note grimpe vite.

Vos bulletins sont-ils conformes ?

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Luc Moreau · Gestionnaire de paie diplômé · Dunkerquois

80 %du MG par coupure (+2h), min. 3,50 €
3,82 %du MG / h pour le blanchissage
1 and’ancienneté pour la prime annuelle

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