Arrêts de travail : ce qui change avec la réforme 2026

Veille juridique & paie

Arrêts de travail : ce qui change avec la réforme 2026

Par Luc Moreau · 01/07/2026
Plafonnement de la durée des arrêts maladie, limitation des indemnités AT/MP à quatre ans : trois décrets publiés en juin viennent modifier des règles que tout employeur doit connaître.

1 Le plafonnement des arrêts maladie

Applicable au 1ᵉʳ septembre 2026

Consultation médicale et prescription d'arrêt de travail
Consultation médicale et prescription d’arrêt de travail.

À compter du 1ᵉʳ septembre 2026, la durée des arrêts de travail pour maladie est encadrée, qu’il s’agisse d’une première prescription ou d’un renouvellement. Le décret du 12 juin 2026 fixe deux plafonds clairs :

Type de prescriptionDurée maximale
Première prescription31 jours
Prolongation d’un arrêt existant62 jours

Ces limites concernent les prescriptions réalisées par les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes, aussi bien en ville qu’à l’hôpital.

La dérogation possible
Le professionnel de santé pourra prescrire un arrêt d’une durée supérieure, mais seulement s’il justifie cette décision au regard de la situation du patient.

Autre évolution : les arrêts qui se prolongent au-delà de trois mois pourront faire l’objet d’un contrôle renforcé, avec possibilité de solliciter l’avis du service du contrôle médical de l’Assurance maladie.

2 La limitation des indemnités AT/MP à quatre ans

Applicable au 1ᵉʳ janvier 2027

Gestion administrative d'un dossier d'arrêt de travail
Gestion administrative d’un dossier d’arrêt de travail.

Jusqu’à présent, les indemnités journalières AT/MP étaient versées sans limitation de durée, tant que la victime était en incapacité de travail. À compter du 1ᵉʳ janvier 2027, cette durée sera plafonnée à quatre ans, calculée de date à date.

Les garde-fous prévus
La durée maximale ne pourra pas être inférieure à celle prévue pour les ALD ; une reprise du travail d’au moins un an rouvre une nouvelle période de 4 ans en cas de rechute ; la limitation ne s’applique pas au temps partiel thérapeutique.

3 Pourquoi ces mesures concernent directement votre paie

Un arrêt de travail n’est jamais une simple case à cocher. En cas d’arrêt, le salarié peut percevoir des IJSS, et l’employeur peut être tenu de verser une indemnité de maintien de salaire en complément. C’est précisément là que la rigueur compte.

  • Le suivi des durées d’arrêt devient plus sensible, notamment autour des seuils de 31 et 62 jours
  • L’articulation entre IJSS et maintien de salaire doit être irréprochable sur les arrêts longs
  • La gestion des rechutes AT/MP et la nouvelle limite de quatre ans imposent un suivi précis
Secteur HCRDéjà confrontés à un absentéisme en hausse et à des équipes réduites, anticiper ces changements n’est pas un luxe.

4 Ce qu’il faut retenir

  • 1ᵉʳ septembre 2026 : plafonnement des arrêts maladie (31 j en 1ʳᵉ prescription, 62 j en prolongation)
  • 1ᵉʳ janvier 2027 : limitation des IJSS AT/MP à quatre ans, avec garde-fous ALD / rechutes / temps partiel thérapeutique
  • Contrôle renforcé possible pour tout arrêt dépassant trois mois
Vos arrêts de travail, gérés sans erreur

Maintien de salaire, IJSS, arrêts longs, AT/MP : Gesti’Paie suit la réglementation pour vous.

Discutons de votre paie →

Luc Moreau · Gestionnaire de paie diplômé · Dunkerquois

31 jplafond 1ʳᵉ prescription
62 jplafond prolongation
4 anslimite IJSS AT/MP
01.09.26entrée en vigueur

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